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Une explication s'impose

La philosophie

L'idée de base que ce site cherche à défendre est la suivante : est-il réellement possible de choisir. A l'heure ou l'information n'a jamais été aussi accessible, ou les réseaux sociaux rendent les échanges toujours plus nombreux, et l'éducation est un bien commun, comment expliquer un tel niveau de normalisation?

Il ne s'agit pas d'un procès, mais d'une simple réflexion. Le bien fondamental dont chacun d'entre nous disposons est un capital temps. Ce capital est généralement majoritairement mis en œuvre dans "le travail", en vue de convertir ce temps en argent. À la suite de cela, une partie du capital temps restant est utilisée à des fins de consommation, ou l'argent acquis est converti en biens de consommation. Ainsi, en considérant un salaire moyen net journalier de 64 € , dépenser 24 000 € pour l'achat d'une voiture revient à dépenser une année de sa vie pour le financement de cette voiture (généralement principalement utilisée pour aller au travail...). C'est en partant de ce constat que la question du choix se pose, n'existe-t-il pas d'alternative à ce mode de fonctionnement?

Pourquoi fonctionner ainsi ?

Deux phénomènes sont selon moi à l'origine de cela. Le premier très ancien la "pression sociale", et le second dont l'efficacité est bien plus récente la publicité.

Dessin d'enfant

Ce premier point est naturel, il tend à fixer un cadre dans lequel les individus doivent évoluer. Cette "pression sociale" permet notamment le maintien d'un ordre moral au sein d'une société par le transfert de valeurs jugées acceptables par celle-ci. Cet ordre moral est diffusé par la société même par l'intermédiaire de l'école, et par les individus qui la composent notamment au travers des parents. C'est ce mécanisme qui établi le cadre d'évolution "idéal" auquel devrait se conformer tout individu en vue d'accéder au bonheur: études, travail, conjoint, mariage, maison, enfant, consommation. Dans ce cadre la notion de réussite est directement liée au niveau de vie et de richesses auquel un individu peut prétendre.

Allocine les nouveaux chiens de garde

Le second point est quant à lui plus malhonnête. La publicité utilise des moyens technologiques modernes (télévision, réseaux sociaux, etc.) afin de diffuser des idées dont la finalité est la consommation. Ces moyens utilisés de façon intensive peuvent donc rapidement modifier le comportement des individus de toute une société. Les travers de la publicité en elle-même mais en également des médias d'information sont bien connus et leur impartialité et objectivité sont au mieux illusoires (je vous conseille absolument le documentaire les nouveaux chiens de garde qui permet d'avoir rapidement une meilleure vision des connivences médias/politiques).

Médias, industrie et politique n'étant en réalité qu'une seule entité, il en découle le schéma suivant :

Un premier niveau travaille à nous convaincre de fonctionner sur le principe travail/consommation, voire à nous persuader que cette voie est la seule ou la meilleure. Les médias agissent principalement à ce niveau.

Le second niveau plus fort est mis en œuvre par les industriels. Si la consommation de masse n'est pas admise par l'ensemble du peuple, elle est fortement incitée par la fabrication de produits à usage limité dans le temps, la fonction première n'est plus une utilisation pérenne, mais une consommation au sens premier de ce bien.

Si d'aventure, des moyens efficaces visant à éviter ce système de consommation irrationnelle étaient mis en œuvre par des individus (ventes directes, circuits courts, etc.) l'intervention politique poussée par un fort lobbying serait de rigueur en vue de limiter voire annihiler ces phénomènes dissidents par l'application de taxes, charges, et autres arrêtés restrictifs. Cela donnerait ainsi un caractère obligatoire aux voies de consommation prônées par la publicité et les industriels.

Pourquoi fonctionner différemment ?

Dès lors que se pose cette question, il est intéressant de remettre à plat les idées couramment admises, de rationaliser notre comportement afin de rendre plus objective notre vision du monde. La première question, fondamentale, est selon moi : à quels fins je désire consacrer mon temps, mes efforts? S'il nous est indirectement rabâché que l'enrichissement économique est cette fin, ne peut-on pas envisager de consacrer notre capital temps davantage à l'épanouissement familial et personnel ? N'est-il pas envisageable de mener une vie plus frugale, essentielle ou authentique au sein de laquelle le temps initialement consacré à enrichir une société insatiable serait mis à disposition de tâches plus modestes comme l'entretien d'un jardin, d'un poulailler ou encore l'élevage de quelques chèvres ?

Il est temps je pense de faire un aparté au sujet du titre de ce site. La bique et le couteau? Ingénieur en mécanique, il est d'usage d'entendre cette expression dans le métier dès lors qu'il est question de réaliser une tâche avec peu de moyens, avec ce que l'on a sous la main (vous aurez compris qu'il n'est en réalité pas question de bique...). Par ailleurs, dans les grands moments de doutes, il est souvent question de l'élevage de chèvres comme moyen alternatif et sain de gagner sa vie. Pour finir, le couteau est un symbole en soi. Dans le milieu agricole, il représente le strict nécessaire pour travailler, un objet simple mais essentiel.

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